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- la Semaine du développement durable du 1 au 7 Avril 2007

A 1614 - Ache rampant (Apium repens) : 11 sites 1475 - Aconit de Corse (Aconitum corsicum)* : 1 site 1508 - Alysson des Pyrénées (Alyssum pyrenaicum) : 1 site 1474 - Ancolie de Bertoloni (Aquilegia bertolonii) : 19 sites 1632 - Androsace des Pyrénées (Androsace pyrenaica) : 10 sites 1607 - Angélique à fruits variables (Angelica heterocarpa)* : 16 sites 1636 - Arméria de Soleirol (Armeria soleirolii) : 1 site 1802 - Aster des Pyrénées (Aster pyrenaeus)* : 5 sites 1557 - Astragale centralpine (Astragalus centralpinus) : 6 sites
B 1419 - Botrychium simple (Botrychium simplex) : 3 sites 1493 - Braya chouchée (Sisymbrium supinum) : 8 sites 1385 - Bruchie des Vosges (Bruchia vogesiaca) : 9 sites 1674 - Buglosse crêpu (Anchusa crispa)* : 2 sites 1386 - Buxbaumie verte (Buxbaumia viridis) : 33 sites
C 1832 - Caldésie à feuilles de Parnassie (Caldesia parnassifolia) : 4 sites 1801 - Centaurée de la Clape (Centaurea corymbosa) : 1 site 1746 - Centranthe à trois nervures (Centranthus trinervis) : 1 site 1496 - Chou insulaire (Brassica insularis) : 5 sites 1887 - Coléanthe délicat (Coleanthus subtilis) : 6 sites 1676 - Cynoglosse des dunes (Omphalodes littoralis)* : 13 sites
D 1383 - Dichelyme étroite (Dichelyma capillaceum) : 2 sites 1381 - Dicrâne verte (Dicranum viride) : 16 sites 1423 - Doradille du Verdon (Asplenium jahandiezii) : 2 sites 1689 - Dracocéphale d'Autriche (Dracocephalum austriacum) : 7 sites 1393 - Drépanoclade brillant (Drepanocladus vernicosus) : 14 sites
E 1720 - Euphrasia genargentea* : 2 sites
F 1618 - Faux cresson de Thore (Thorella verticillatinundata) : 9 sites 1831 - Flûteau nageant (Luronium natans) : 69 sites
G 1656 - Gentiane de Ligurie (Gentiana ligustica) : 9 sites
H 1466 - Herniaire de Litardière (Herniaria latifolia litardierei)* : 3 sites
I 1416 - Isoète de Bory (Isoetes boryana) : 1 site
K 1581 - Kosteletzkya à cinq fruits (Kosteletzkya pentacarpos) : 3 sites
L 1758 - Ligulaire de Sibérie (Ligularia sibirica) : 11 sites 1643 - Limonium strictissimum* : 2 sites 1715 - Linaire jaune (Linaria flava) : 6 sites 1903 - Liparis de Loesel (Liparis loeselii) : 40 sites 1506 - Lunetière de Neustrie (Biscutella neustriaca)* : 2 sites
M 1428 - Marsiléa à quatre feuilles (Marsilea quadrifolia) : 27 sites 1429 - Marsiléa pubescent (Marsilea strigosa) : 3 sites
N 1868 - Narcisse des Glénan (Narcissus triandrus ssp. capax) : 1 site 1871 - Nivéole de Nice (Leucojum nicaeense) : 2 sites
O 1387 - Orthotric de Roger (Orthotrichum rogeri) : 1 site 1441 - Oseille des rochers (Rumex rupestris) : 22 sites
P 1604 - Panicaut des Alpes (Eryngium alpinum) : 19 sites 1603 - Panicaut vivipare (Eryngium viviparum)* : 1 site 1585 - Pensée de Rouen (Viola hispida)* : 2 sites 1534 - Potentille du Dauphiné (Potentilla delphinensis) : 5 sites
R 1384 - Riccie de Breidler (Riccia breidleri) : 3 sites 1391 - Riella helicophylla : 1 site
S 1453 - Sabline de Provence (Arenaria provincialis) : 4 sites 1902 - Sabot de Vénus (Cypripedium calceolus) : 53 sites 1527 - Saxifrage à nombreuses fleurs (Saxifraga florulenta) : 1 site 1528 - Saxifrage îil de Bouc (Saxifraga hirculus) : 2 sites 1465 - Silène veloute (Silene velutina)* : 7 sites 1625 - Soldanelle velue (Soldanella villosa) : 4 sites 1398 - Sphaigne de Pylais (Sphagnum pylaisii) : 8 sites
T 1608 - Thapsie de Rouy (Rouya polygama) : 3 sites 1421 - Thrichomane remarquable (Trichomanes speciosum) : 24 sites 1545 - Trèfle des rochers (Trifolium saxatile) : 5 sites
W 1426 - Woodwardia radicant (Woodwardia radicans) : 1 site
Les Mesures en sites Naturels de plantes de Natura 2000.
Les semenciers, pilleurs de ressources naturelles Il y a quelques temps, Arte avait diffusé un reportage sur ces “pirates du naturel” que sont les grands semenciers. Il présentait une société américaine qui avait inscrit une variété de haricot jaune existant depuis des temps immémoriaux au Mexique ; le semencier l’avait soit-disant découverte lors d’un voyage au Mexique et il en était officiellement devenu l’inventeur en le brevetant devant l’Office américain des brevets ! Depuis, il réclamait bien entendu des royalties aux paysans mexicains sur ce qui était désormais considéré comme sa propriété ! Ce brillant sujet d’Arte pose la question de la biodiversité, de sa libre utilisation, de sa préservation envers et contre le productivisme et l’action lobbyiste des multinationales… Plus récemment, le débat concernait la “main basse” d’un semencier hollandais sur l’échalote, en modifiant son mode de reproduction traditionnellement végétative, pour en faire le produit d’un semis…
Confronté à ces géants, l’association Kokopelli se bat depuis pour défendre cette biodiversité en conservant et commercialisant plus de 1200 semences du monde entier (légumes, fleurs et cérales), dont certaines sont très anciennes (voir le billet instructif et détaillé de Ségolène du blog “Boire et manger”, je ne détaillerai pas ici ce qu’elle a très bien écrit). L’association a été condamnée par le tribunal de Nîmes après avoir été assignée en justice par la société Graines Baumaux qui considérait comme déloyale la concurrence de l’association. Or, ces variétés anciennes que Kokopelli s’efforce de conserver et de partager, ne sont pas inscrites au catalogue “officiel”, elles sont donc considérées comme illégales ! Il s’agit pourtant de notre patrimoine végétal, évidemment lié à nos racines gastronomiques ; il s’agit de plantes que nos ancêtres paysans faisaient fructifier. Il s’agit, en un mot, de notre histoire ! De quel droit nous en dépossèderait-on ? Et pourtant, ces variétés sont supposées pouvoir être plantées par les jardiniers amateurs ! Pouvez-vous m’expliquer comment je peux planter une aubergine “rosa bianca”, un panais “de Guernesey” ou un poireau “bleu de Solaize” si je peux en acheter nulle part les semences ? Autre épisode récent mais qui touche, lui, davantage aux intérêts de l’industrie chimique, non plus directement à ceux des semenciers, mais qui participe d’une même confiscation d’espèces naturelles : l’interdiction de vendre du purin d’ortie ! En revanche, on est encore autorisé à s’échanger des recettes d’engrais “bio” entre amateurs, mais jusqu’à quand ? Fort heureusement, il existe des manifestations botaniques (pour combien de temps encore ?) qui valorisent la biodiversité et permettent à des maraîchers passionnés de montrer et de vendre leurs productions atypiques, dans le respect du monde végétal. De la même façon, des fermes pédagogiques et des conservateurs privés offrent une diversité végétale (et donc gustative) que les grands semenciers ne peuvent concurrencer avec leurs hybrides résistants mais uniformisés. Eux qui ont quasiment fait disparaître du globe les anciennes souches de blé, et ce pour les raisons productivistes qu’on imagine ! Rendez-vous prochainement aux journées “Plantes Rares et jardin naturel”, une de ces manifestations bénies, qui se déroulera à Sérignan du Comtat (Vaucluse) en avril 2007 (j’y reviendrai)… Et dans l’immédiat, signons la pétition pour la défense du monde vivant et des semences libres ! Dernière minute pour ceux qui veulent planter des légumes anciens, parmi tous les producteurs de semences rares, voir ici (en ligne hier sur les site des banliardises)… Source: saveurpassion.over-blog.com
- Les semenciers, pilleurs de ressources naturelles
Présentation de la Semaine
Décidée par le Premier ministre en 2002, la Semaine du développement durable a pour objectif : d’informer largement le grand public sur le développement durable, les domaines qu’il recouvre (transports, biodiversité, changement climatique, déchets...) et les enjeux, à travers des actions concrètes. de motiver et de soutenir des changements de comportements en expliquant les bonnes pratiques quotidiennes à adopter en faveur du développement durable de mobiliser le public sur des objectifs nationaux de développement durable (par exemple, dans le cadre de la réduction de 3% par an des gaz à effet de serre d’ici 2050). Les quatre précédentes éditions de cette manifestation ont permis une prise de conscience collective et une mobilisation sans précédent autour des grands enjeux sociaux, environnementaux et économiques actuels. En Juillet 2006, 57 % des Français affirmaient avoir déjà entendu parler de développement durable ; ils n’étaient que 23 % en 2002. L’édition 2006 a mobilisé 1832 porteurs de projets, et 1377 actions ont été inscrites au programme. En 2007, la Semaine du développement durable se déroulera du 1er au 7 avril. Participez à l’appel à projets !
- La culture de vieux fruits et légumes peut-elle conduire au panier à salades ?
La culture de vieux fruits et légumes peut-elle conduire au panier à salades ? Pas exactement, mais le commerce de semences oui. En France, échanger, offrir ou vendre des graines de variétés potagères, anciennes ou non, sont des actes très réglementés par la loi. Si bien que l'échange sous le manteau de graines de vieilles aubergines ou de haricots anciens peut valoir une belle amende. Les variétés de plantes potagères légalement commercialisables sont inscrites sur deux catalogues. L'un est réservé aux semenciers professionnels. L'autre, composé essentiellement de variétés anciennes, est réservé aux jardiniers amateurs. Ainsi, merveille de la législation, les maraîchers n'ont pas le droit d'acheter des graines de vieux légumes, ni de les vendre ou de les échanger. A fortiori, vendre de vieux légumes est un acte louche. Heureusement, cette réglementation n'est guère appliquée, à moins d'avoir un représentant de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes sur tous les marchés de France.
- Panais, pâtissons et crosnes
L'amateur de panais, de pâtissons et de crosnes fait souvent chou blanc devant l'étal du marchand. Seule une portion infime de l'immense diversité de ce qui poussait en France au début du siècle est aujourd'hui disponible. A peine 20 %, selon les associations qui militent pour le maintien de la biodiversité de nos potagers (Kokopelli, Semences paysannes, Fruits oubliés). Ainsi, nous nous contentons de quelques variétés de patates une vingtaine au mieux , alors qu'il en existe plus de 1 000 en Europe, et environ 3 000 dans la banque de conservation de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra). Mais toutes les pommes de terre ne sont pas bonnes à cultiver : délicates selon le climat ou les maladies, destinées à des usages spécifiques, certaines ne s'avèrent pas économiquement rentables pour de grands volumes de vente. «Beaucoup de critères prévalent sur la défense de la biodiversité», explique François Delmont, producteur de semences indépendant et membre de Semences paysannes.
Sur le catalogue né en 1997 et «réservé exclusivement aux amateurs», on retrouve des variétés tombées en désuétude et légalement cultivables par les bienheureux détenteurs d'un jardin. D'après les chiffres de l'Insee datant de 2001, un ménage sur quatre dispose d'un jardin potager et un sur six d'un verger. «On aurait pu penser, avec l'arrivée du catalogue amateur, que le système s'assouplissait pour permettre aux anciennes variétés potagères de survivre», dit encore François Delmont. En réalité, ce document a compliqué le maintien de la ressource génétique. Car, pour ajouter un vieux légume au catalogue amateur et donc inscrire dans la légalité la possession de semences par les particuliers , il faut prouver que l'ancienneté de la variété est supérieure à quinze ans, payer une redevance de 240 euros et prouver la stabilité de la variété au fil des générations. C'est le cas pour l'aubergine ronde blanche à oeufs, le haricot nain Gloire de deuil, le potiron bleu de Hongrie, la tomate rose de Berne.
A l'inverse, depuis l'an 2000, des dizaines de variétés ont été radiées du catalogue officiel, comme le chou rouge Tête noire, la laitue Cybèle, le haricot nain Roi des beurres, le navet Bency. Les semenciers, qui prenaient en charge la sélection conservatrice et le maintien de la ressource génétique, ne le font plus. En partie pour des raisons économiques. A quoi bon maintenir une semence qui ne rapporte rien ? demandent-ils. «A préserver la biodiversité», répondent les associations. Car ces radiations constituent de fait des interdictions de commercialisation.
Des interdits que les artisans-semenciers comme Biau Germe, la Ferme de Sainte-Marthe, Germinance, savent contourner. Comme ils revendiquent le droit de reproduire et de vendre leurs propres semences, ils se faufilent dans des espaces de liberté laissés en jachère : si la vente de semences leur est interdite, mieux vaut pratiquer l'échange de graines. C'est comme cela qu'est née l'association Kokopelli dans laquelle des milliers de paysans, mais aussi de particuliers, parrainent des semences et se les échangent d'une année sur l'autre. D'autres, comme François Delmont, font partie de l'association Les Croqueurs de carottes, qui veille au maintien d'anciennes variétés afin qu'elles soient commercialisables auprès des jardiniers et des maraîchers.
www.kokopelli.asso.fr
www.semencespaysannes.org
A feuilleter : le Grand Livre des fruits retrouvés, Jean-Baptiste Prades, Nicole Prades, Gilles Liège. Ed. Rustica 2002. Les Plantes potagères, description et culture des principaux légumes des climats tempérés, Vilmorin-Andrieux et Cie, Paris, 1891.
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